
“...On a aussi beaucoup parlé des dérives mafieuses nationalistes, et évidemment certaines violences ont été plus que déplorables, l’horreur sans nom ayant été atteinte avec l’assassinat du préfet Erignac. C’est l’affreux revers de la médaille, les dommages collatéraux comme disent les américains… Il y a eu si peu de victimes dans toutes ces affaires d’attentats, c’était la désastreuse exception qui confirme la règle… Malgré tout, il faut bien comprendre que sans la prise de conscience des années 70, la côte Corse serait complètement bétonnée. L’âme corse, perdue. Si, dans les années 50, les corses ne s’étaient pas soulevés contre l’état, tandis que d’autres au contraire pensaient que c’était pour le mieux, les essais nucléaires se seraient déroulés à 20kms de Calvi, à l’Argentella plutôt qu’à Mururoa. On voit bien que l’état n’a pas toujours raison. Et tant mieux si certains corses ont le courage de lui opposer la force quand il déraille trop…”
“...Ça devient une obsession, nous sommes en tournée dans toute la France et je pense toujours à la Corse comme à une récompense méritée après tout ce travail : pouvoir aller au village, respirer, me détendre… Dans cette ambiance… Comment dire ? Je me sens en sécurité en Corse, protégé du monde moderne et de sa plate connerie « consensuelle ». Je ne dis pas qu’il n’y a pas de « cons » en Corse, mais même la connerie chez vous, a du caractère et des couleurs ! On se sent « petit » aussi en Corse devant l’immensité de la mer, de la montagne et l’orgueil, l’égocentrisme des hommes disparaît, se changeant en fierté, en altruisme. Même la mort fait moins peur là-bas. Pour ce qui est des femmes, j’y pense beaucoup c’est vrai, mais la différence avec la Corse c’est qu’on ne badine pas avec elle ! C’est la passion, l’amour vrai ou rien !...”
Source : A Nazione
le site de Thomas Dutronc
samedi 16 mai 2009
Thomas Dutronc, a güata Karla
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