dimanche 12 avril 2009

Qui séme le vent, récolte la tempête




La France fidèle à sa tradition refuse toujours de reconnaître l’existence des peuples qu’elle a sous son administration, ils n’ont pas d’existence officielle et légale. Il n’existe qu’un peuple , le peuple français et la loi de la république s’applique partout pareillement.
Pourtant la réalité est tout autre. Mais quand on s’acharne à nier l’évidence on s’expose à des malentendus qui peuvent déboucher sur des drames.

La politique coloniale de la France en Corse est un scandale permanent.
En Alsace nous connaissons bien ce que ce système est capable de faire pour briser le désir d’autonomie et de liberté. Répressions, procès truqués, emprisonnements d’élus du peuple, assassinat politique etc....cela se passait dans notre Heimet, dans l’entre deux guerres. Une époque soigneusement occultée par l’Éducation Nationale et les livres d’histoire quand l’Alsace était la Corse d’aujourd’hui, une histoire inconnue de la majorité des alsaciens . Pensez donc, un temps où des patriotes alsaciens sont élus députés alors qu’ils étaient incarcérés dans les geôles françaises, impensable aujourd’hui. C’était cela l’Alsace avant la guerre, un peuple fier, rebelle et combatif qui n’aspirait qu’à une chose, la liberté et l’autonomie avant qu’un grand malheur ne s’abatte sur notre petite terre, sous la forme d’un autre nationalisme destructeur également d’inspiration jacobine, le nazisme et son corollaire, le pangermanisme. Notre peuple a connu tant de malheur qu’il est sorti broyé de cette folle guerre. À cette époque, la France et l’Allemagne ont brisé, conjointement, la vitalité et la fierté de notre peuple pour le rendre, aujourd’hui, amnésique mais avec une mentalité d'esclave docile. Nous avons payé le prix du sang et 70 ans après nos enfants ont oublié qu’ils font partis d’un grand peuple, un peuple de résistants et de combattants épris de liberté.
Oui, nous comprenons la lutte de libération du peuple corse parce que nous connaissons la perversité de cette république et nous savons ce que le système français est capable de faire pour briser les peuples récalcitrants.

Alsacien, redeviens ce que tu es !!

AE


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À Bastia, les jeunes nationalistes ont voulu mener une véritable expédition punitive


Boules de pétanque bourrées de chlorate de soude, EEI (engins explosifs improvisés), bombes artisanales confectionnées à l'aide de tuyaux de cuivre et de mélange détonnant, explosifs agricoles : les manifestants qui ont pris à partie les forces de l'ordre dans les rues de Bastia, samedi 4 avril, en marge d'une marche nationaliste ont donné aux affrontements un goût d'expédition punitive soigneusement préparée.

La manifestation organisée quelques heures avant le début des incidents, à l'initiative de l'organisation indépendantiste CORSICA LIBERA , s'était pourtant déroulée dans le calme jusqu'aux abords de la préfecture de Bastia. Derrière une large banderole où s'étalait le mot d'ordre de la manifestation, "Basta à a ripressione" ("la répression, ça suffit"), des centaines de jeunes gens encadrés par des militants aguerris entendaient protester contre les "violences policières". Ils faisaient ainsi référence aux graves blessures reçues par un adolescent de 14 ans en marge d'une manifestation de soutien à Yvan Colonna, lundi 30 mars. D'après les proches de la victime, plongée dans le coma pendant trois jours, le jeune Xavier O. aurait reçu un tir tendu de grenade lacrymogène en pleine face, à courte distance. Les faits font actuellement l'objet d'une enquête confiée à la direction régionale de la police judiciaire d'Ajaccio (voir le Monde du 3 avril).

Annoncé à "très hauts risques", le mouvement de protestation a tenu ses promesses sitôt prononcé l'ordre de dislocation de la manifestation. Cette fois, les émeutiers ont délaissé l'habituelle panoplie de projectiles improvisés : pierres et débris de mobilier urbain. Préparés à l'avance, cocktails Molotov et pipe bombs - des bombes artisanales - ont plu sur les forces de maintien de l'ordre, en même temps qu'une nuée d'écrous et de tire-fond de chemin de fer, sortes de grosses vis en acier. Les affrontements, d'ordinaire cantonnés aux abords de la préfecture, se sont déplacés dans le centre-ville et autour de la place du marché, cernée de ruelles très difficiles à "tenir" pour les policiers et les gendarmes. Organisés et très mobiles, les émeutiers ont jalonné leur parcours de barricades improvisées, incendié trois agences bancaires et, pénétré de force au siège de la Banque de France, où un véhicule a été incendié.

Selon Gilles Leclair, coordonnateur des services de sécurité en Corse, cette manifestation a été "la plus dure depuis cinq ans" dans l'île. Plus de 70 gendarmes et policiers ont été commotionnés et une dizaine d'entre eux ont été hospitalisés, dont trois dans un état grave. Si aucune interpellation n'a eu lieu en raison de la difficulté d'intervenir dans des conditions de véritable guérilla urbaine, les services de police ont d'ores et déjà annoncé leur intention de procéder à une série d'interpellations grâce aux images réalisées par les forces de l'ordre pendant les heurts. Un nouveau cycle de tensions semble bien avoir été amorcé en Corse.

Alain Albertini
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Des nouvelles du jeune Xavier...


AJACCIO, 4 avr 2009 (AFP) -Le collégien blessé lundi au visage à Bastia "a été victime d'un tir tendu de grenade lacrymogène", a affirmé samedi l'avocat du jeune homme et élu nationaliste Jean-Guy Talamoni, à quelques heures d'une manifestation de solidarité qui doit se dérouler à Bastia.
"Les différents témoignages dont je dispose prouvent que Xavier", le collégien blessé au visage lundi à Bastia, "a été victime d'un tir tendu de grenade lacrymogène à faible distance", a déclaré par téléphone à l'AFP M. Talamoni, dirigeant du pôle indépendantiste Corsica Libera.
L'avocat a précisé que le jeune homme était toujours hospitalisé à Bastia mais qu'il était sorti du coma et que son état s'était notablement amélioré ces dernières heures.
"La version avancée par les autorités selon laquelle Xavier aurait pu être blessé par le tir d'une fusée marine de détresse est en contradiction totale avec les éléments du dossier", a-t-il ajouté.
Selon M. Talamoni, avocat de la famille du jeune homme, "les pièces médicales ne font état d'aucune trace de brûlure et la forme et la dimension de la blessure au visage correspondent au millimètre près à celles des grenades lacrymogènes".
L'avocat a également fait état du témoignage écrit du responsable du Samu affirmant que "les tirs de grenades lacrymogènes en direction de Xavier se sont poursuivis après sa chute, puis à l'arrivée des secours et même pendant la médicalisation de l'enfant".
"Au moment où nous finissons la réanimation du gamin, nous avons entendu une forte explosion et nous nous sommes retrouvés dans un nuage de gaz lacrymogène; cinq minutes plus tôt, nous n'aurions pas pu intuber le blessé qui se trouvait dans le coma et commençait à être en état de détresse vitale", a indiqué par téléphone à l'AFP ce médecin qui a souhaité ne pas être nommé.
Il a précisé qu'"à ce jour, il n'a toujours pas été interrogé par les enquêteurs".
"Je n'ai pas vu sur le visage du blessé de traces de brûlures" pouvant indiquer qu'il aurait été blessé par une fusée marine de détresse, a-t-il ajouté.


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