Dans la justice de la République Française on peut condamner un homme à la perpétuité avec une sûreté de 22 ans sans preuves matérielles, sans tenir compte des témoins oculaires du crime qui disent ne pas reconnaître cet homme, en ignorant les experts en balistiques qui disent que le tueur doit avoir au moins la taille de la victime, c'est à dire 1m83, alors que notre homme fait seulement 1m70, etc...Mais voilà cet homme s'appelle Yvan Colonna, un nationaliste corse, désigné depuis le début de l'affaire comme le coupable idéal par un Ministre de l'Intérieur devenu depuis Président de la République.
À partir de là, la condamnation de Colonna à la peine maximum par la Cour d'Assises spéciale composée de 9 juges ne faisait aucun doute.
Colonna a été sacrifié sur l'autel de la "raison d'État". On est bien loin de l'image angélique que la patrie des droits de l'homme aime à présenter au reste du monde.
Yvan Colonna a droit à un procès équitable et à la justice.
Ghjustizia pà Yvan
AE
Comité de soutien à Yvan Colonna
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(Alex Bertocchini - Alta Frequenza) - Des milliers de personnes, peu importe le nombre, ceux qui étaient présent savent bien de quoi il s’agit, ont manifesté samedi après-midi à Ajaccio. Malgré des conditions météos très défavorable, le long cortège, qui s’étirait de la place Abbatucci jusqu’a la préfecture, a remonté le cours Napoléon avant de se disloquer sur la place du Diamant. Venus de toutes régions de Corse, de tous âges et parfois d’horizons politiques non nationaliste, pour utiliser un terme générique, les manifestants ont tenu à être là pour dire "non". "Non" à un verdict qualifié d'inique, qui venait ponctuer un procès au déroulement arbitraire conduit uniquement à charge. La manifestation de samedi, loin de constituer le point final de ce que l’on appelle "l’affaire Colonna", n’a été finalement qu’une étape sur le long chemin de la reconnaissance de la vérité. On le sait, la famille et les avocats ont décidé, dès vendredi soir, de poursuivre le combat par un pourvoi en cassation. Une mobilisation populaire qui a amené un peu de baume au cœur à la famille Colonna.Alta Frequenza
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Pour Edmond Simeoni, on emmure vivant Yvan Colonna
Par Reuters.
AJACCIO - L'élu nationaliste corse Edmond Simeoni, qui préside le comité de soutien à Yvan Colonna, dénonce dans la sentence de la cour d'assises spéciale de Paris "la volonté provocatrice d'emmurer Yvan Colonna vivant".
L'élu nationaliste corse n'exclut pas désormais des actions de violence de la mouvance nationaliste clandestine.
Yvan Colonna, 48 ans, a été condamné en appel à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté incompressible de 22 ans pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998.
Lors d'une déclaration publique à Bastia, Edmond Simeoni a qualifié le verdict de "terrible parce qu'il aggrave la peine du premier procès, marquant ainsi la volonté délibérée, provocatrice, d'emmurer Yvan Colonna vivant".
Edmond Simeoni a souligné "l'intention des nationalistes de manifester dans le calme et la dignité, non pas pour protester seulement contre un jugement inique, mais pour montrer aussi qu'il s'agit d'un problème concernant le peuple français au nom duquel la justice est rendue".
"A chaque fois que les justices d'exception avancent, la démocratie recule. Le combat continue! Nous irons en cassation, puis éventuellement devant la juridiction européenne des droits de l'Homme", a-t-il dit.
"Par des contacts multiples, nous espérons éviter les débordements dans la rue. Pour ce qui est des actions des clandestins, elles sont par nature imprévisible, et nous n'avons sur elles aucun pouvoir", a prévenu l'élu.

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Les lycéens nationalistes sèchent les cours en soutien à Colonna
Par Reuters.
Les lycéens nationalistes de l'ALC (Association des lycéens corses) ont séché les cours lundi et ont manifesté dans plusieurs localités corses en signe de soutien à Yvan Colonna, apprend-on auprès de la gendarmerie.
Reconnu coupable de l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, Yvan Colonna a été condamné à la réclusion à perpétuité assortie d'une période de sûreté incompressible de 22 ans vendredi à la cour d'assises spéciale de Paris.
L'ALC a interdit l'accès aux lycées à Ajaccio, Bastia, Corte, Porto-Vecchio, Calvi et Ghisonaccia.
A Corte, Bastia, Calvi et Ajaccio, les jeunes manifestants ont mis le feu à des poubelles ou à des pneus jusqu'à l'intervention des forces de police. Il n'y a pas eu de blessé.
A Ajaccio, environ 200 lycéens ont manifesté dans le calme devant les grilles de la préfecture de région derrière une banderole réclamant la liberté pour Yvan Colonna.
Au cours du week-end, deux attentats ont été perpétrés, l'un contre la villa d'un Italien à Porto-Vecchio, l'autre contre un hangar contenant du matériel d'électricité à Ghisonaccia.



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