Melchior Reiff, patriote alsacien, assassiné par les français le 16 décembre 1679.
En hiver 1672 (le 13 décembre), Hagenau (Haguenau en français) était la ville résidentielle du gouverneur français, le duc de Mazarin. Celui-ci étant sorti pour une tournée d’inspection, la ville ferma ses portes à 18 heures, comme chaque soir. Quelques minutes plus tard, le fransquillon perruqué apparut dans le déploiement de dentelles qu’on imagine, exigeant qu’on cédât le passage à son carrosse. La population accourut aussitôt. Il y eut un tumulte passionné et Melchior (Melchior Reiff, chef de file de la résistance haguenovienne) fit savoir tranquillement au gouverneur que la porte était fermée pour tout le monde y compris pour les ducs étrangers, et qu’il brûlerait la cervelle à quiconque s’aviserait d’enfreindre la loi alsacienne ! Le glorieux Français fut contraint de passer cette nuit glaciale dans la paille d’une grange.
Puis Melchior entra dans la clandestinité en se repliant avec ses partisans et son frère David dans la Forêt Sainte de Hagenau. Là, durant plusieurs années, il lancera une série d’escarmouches contre les intrus français tuant un certain nombre d’entre eux.
La région de Hagenau n’est plus sûre pour les soldats français qui doivent y faire face à de fréquentes embuscades. C’est d’ailleurs ce qui détermine Labrosse, après les premières destructions du début 1677, à incendier les restes de la ville encore partiellement debout où les maquisards de Reiff trouvaient des caches de repli.
Les frères Reiff aidés par leurs fidèles lieutenants, Jean Pierre Kuhn et Jean Fretscher, effectuent de belles actions d’éclat, tel qu’un coup de main contre la prison de Hagenau pour libérer un de leurs partisans, le palefrenier Rodolph Warth. Ils vont même jusqu’à monter de véritables opérations commandos aux portes mêmes de la cité pour y abattre des soldats français.
Capturé avec son frère David le 20 octobre 1679, Melchior Reiff est sauvagement torturé. Courageux jusqu’au bout, il est finalement pendu le 16 décembre 1679 dans les ruines de Hagenau. Ses enfants et son frère subissent le bannissement.
En hiver 1672 (le 13 décembre), Hagenau (Haguenau en français) était la ville résidentielle du gouverneur français, le duc de Mazarin. Celui-ci étant sorti pour une tournée d’inspection, la ville ferma ses portes à 18 heures, comme chaque soir. Quelques minutes plus tard, le fransquillon perruqué apparut dans le déploiement de dentelles qu’on imagine, exigeant qu’on cédât le passage à son carrosse. La population accourut aussitôt. Il y eut un tumulte passionné et Melchior (Melchior Reiff, chef de file de la résistance haguenovienne) fit savoir tranquillement au gouverneur que la porte était fermée pour tout le monde y compris pour les ducs étrangers, et qu’il brûlerait la cervelle à quiconque s’aviserait d’enfreindre la loi alsacienne ! Le glorieux Français fut contraint de passer cette nuit glaciale dans la paille d’une grange.Puis Melchior entra dans la clandestinité en se repliant avec ses partisans et son frère David dans la Forêt Sainte de Hagenau. Là, durant plusieurs années, il lancera une série d’escarmouches contre les intrus français tuant un certain nombre d’entre eux.
La région de Hagenau n’est plus sûre pour les soldats français qui doivent y faire face à de fréquentes embuscades. C’est d’ailleurs ce qui détermine Labrosse, après les premières destructions du début 1677, à incendier les restes de la ville encore partiellement debout où les maquisards de Reiff trouvaient des caches de repli.
Les frères Reiff aidés par leurs fidèles lieutenants, Jean Pierre Kuhn et Jean Fretscher, effectuent de belles actions d’éclat, tel qu’un coup de main contre la prison de Hagenau pour libérer un de leurs partisans, le palefrenier Rodolph Warth. Ils vont même jusqu’à monter de véritables opérations commandos aux portes mêmes de la cité pour y abattre des soldats français.
Capturé avec son frère David le 20 octobre 1679, Melchior Reiff est sauvagement torturé. Courageux jusqu’au bout, il est finalement pendu le 16 décembre 1679 dans les ruines de Hagenau. Ses enfants et son frère subissent le bannissement.


1 commentaires:
"les frères Reiff aidés par leurs fidèles lieutenants, Jean Pierre Kuhn et Jean Fretscher..."
Je doute que ces dernières personnes s'appelaient vraiment "Jean-Pierre" et "Jean" au 17e siècle... Plus vraisemblablement "Hans Peter Kuhn" et "Hans Fretscher"...
Enregistrer un commentaire